Interviews de pilotes

 

Dégâts limités au final pour le buggy de Guy HOUSSET

 

Photo : Fane.

 

Peux-tu nous résumer ton très bon début de course ?

La première ES a été délicate car après notre 3e place au Rallye d’Arzacq début mars nous sommes partis de cette position dans « Bois de St-Pée » samedi matin. Nous avons un peu dégraissé la piste sans pouvoir rouler au même rythme que certains qui partaient après nous. Puis nous sommes bien remontés dans les spéciales suivantes pour revenir à la 2e place à 7’’ de POINCELET, en signant d’ailleurs le meilleur temps dans l’ES2 (voir). C’est dommage que le rallye se soit arrêté dans l’ES5 car dans la lignée d’Arzacq je conduisais sans trop en faire et nous nous sentions bien au volant d’une auto parfaitement réglée.
 

Malheureusement ta course s'arrête dans l'ES5. Peux-tu nous expliquer les circonstances de l'accident ?

Pour le 3e passage dans « Bois de St-Pée », la spéciale la plus rapide du Rallye, nous avons décidé de passer les pneus sec. La piste le permettait et nous avons tenté ce coup pour remonter sur le leader. Notre choix semblait payer, l’auto avait gagné en motricité. Après 1’30’’ de Spéciale je suis monté un peu sur un talus qui m’a renvoyé. Mais en pneus sec, plus fins que les pneus terre, l’auto n’a pas absorbé le choc à la retombée et nous a envoyé hors piste. Peut-être qu’avec des gommes terre cette réaction se serait moins sentie. Nous avons tapé un arbre et fait un tonneau et demi avant de nous sortir vite de l’auto. Dans ces cas-là vous pensez avant tout au résultat et nous avons tout de suite compris que c’était fini pour cette année.... c’est la course.
 

Quelles sont les conséquences de l'accident sur le buggy ?

Nous nous en sortons bien. L’auto n’a pas été trop accidentée. Une barre de métal de 20 cm. sur le côté du châssis, la crémaillère de direction et de la carrosserie. Étant donné la vitesse à laquelle nous sommes sortis, c’est un moindre mal.
 

Qu'envisages-tu pour la suite de la saison ?

Déjà remettre l’auto dans un parfait état. Nous avons le temps de voir pour la suite...
 

Qu'as-tu pensé du tracé du Labourd 2012 ?

En tant que concurrent, je pense qu’il a été apprécié de tous et c’est justice ! Les cinq Spéciales étaient parfaitement préparées et tracées. Dommage que la pluie du dimanche n’ait pas récompensé le beau travail de l’ASA Côte Basque. L’édition 2012 était encore plus réussie que la 2011.
 


Le buggy sans la carrosserie au samedi 28 avril © Sassan AYARI

 


 

Frédéric CALVO

 

Photo : Fane.

Tu termines 5e du Labourd en 2rm, peux-tu nous raconter tes péripéties du week-end ?

Pour ce qui est de nos péripéties, l’amortisseur avant droit nous lâche dès le samedi après midi. Malgré tous les efforts de Yann Delanoé pour nous en trouver un, nous repartons blasés façon balade. Dimanche matin, Denis Lassalle nous prête ses amortisseurs mais manque de chance, ils ne s’adaptent pas. On repart de nouveau blasés façon ‘recherche des pâquerettes’ cette fois ci, c’est nul ! On ne s’amuse plus ! Comme ce n’était pas assez nul, le moteur d’essuie glace nous lâche lui aussi dans Uzkain 2. Bon on arrête ? OK on arrête ! Nous voila prêts à rendre le carnet, et Denis nous revient avec un 3ème amortisseur ! Il le meule pour l’adapter sur notre auto, une petite ficelle nouée sur les essuies glaces (merci Jérôme Urdanabia pour ton idée) et on repart avec un grand sourire jusqu'à l’arrivée. C’est vraiment grâce à eux que l’on a pu finir ! Merci encore les gars ! 
 

Comment te sens-tu au volant de ce nouveau buggy (ex De la Noé) ?

Au volant du buggy, ce n’est pas compliqué ! Je m’y sens très bien, il parait sain et efficace, chose que Yann a prouvée à maintes reprises. Il n’y a plus qu’à apprendre et oser un peu plus peut être.
 

Comment as-tu trouvé les spéciales du rallye ?

En ce qui concerne les spéciales du rallye, elles sont  chouettes avec quand même une petite préférence pour l’ancienne version de Pierotenia, mais bravo pour cette organisation top niveau.
 

Peux-tu nous faire part de tes ambitions et de ton programme pour la suite de la saison ?

Notre seule ambition n’est autre que de se faire plaisir et si ça peut nous sourire…

Au programme cette année, le Gers peut-être (si le travail me le permet), les Cimes, et on verra pour le reste…
 

Que penses-tu de l’évolution des buggys 2 rm (à moteur préparé, boite séquentielle, etc.). Dans quelle mesure penses-tu que la future classe de buggy 2rm à moteur 1600cc peut être une option intéressante pour les concurrents à « petit » budget ?

La nouvelle génération des buggys se mélange régulièrement au top 10, du spectacle, de sacrées machines, de sacrés budgets mais de sacrés pilotes aussi ! Par contre oui, une version plus accessible doit voir le jour, mais sera-t-elle si économique avec de nouvelles mécaniques pas forcément éprouvées et adaptées au tout terrain ? La bonne vieille boite UN associée à un 2L d’origine a fait ses preuves et ne coûterait pas forcément plus cher après dix courses.

 


 

Louis DRONDE 

 

Photo : Fane.

 

Après avoir remporté ton premier rallye ici même l’an passé, tu récidives cette année. Peux-tu nous raconter les moments clés qui ont marqués ton rallye ?

 

Au départ je ne partais pas vainqueur suite à mon abandon à Arzacq, mon but était de finir sans casse. Mon scratch à l'es1 est un peu un hasard car je roulais un ton en dessous pour éviter des sorties de route et à ma grande surprise notre temps était le meilleur. Ensuite, il y a eu un temps imparti dans Bois de St Pée 3 qui m'as énervé pour la suite et encore plus motivé pour gagner ce rallye d'où le scratch à Uzkain 1.
 

Tu as remporté ces deux rallyes avec des conditions climatiques très différentes entre les deux journées de course. Préfères-tu les pistes sèches ou la pluie ?

 

Ce rallye est plus jolie dans le sec. Quant à ma préférence, je n'en ai pas, je me sens à l'aise sur les deux terrains.
 

Qu’as-tu pensé de cette 36e édition tant du point de vue de l’organisation que des spéciales ? Quelle est ta spéciale préférée ?

 

Très bonne organisation en plus des conditions climatiques très difficiles. Ma spéciale préférée est Bois de St Péé sans hésitation car le terrain change tout au long de la spéciale.
 

Comment expliques-tu tes performances au volant à seulement 22 ans ?

 

Je n ai pas d'explication. Dès que je passe derrière le volant je me sens très à l’aise et sûr de ma conduite.
 

Avec 2 victoires au Labourd, tu rejoins au palmarès Dominique Bidart, Jean Aguerre et Patrick Orhatégaray. Une victoire te sépare désormais d’Eric Briavoine, de Daniel Favy et de Bernard Garat. Penses-tu, un jour, rejoindre Pierre Philippe recordman du rallye avec 4 victoires ?

 

Je n’ai pas de but précis et n'espère pas forcement rejoindre le palmarès de Pierre Philippe.
 

Quel est ton programme et quels sont tes objectifs pour la suite de la saison ?

 

Je pense que je ne ferai plus de course jusqu'aux cimes.
 

Penses-tu que le 4rm 2L est le meilleur compromis ?

 

Très difficile de répondre à cette question car je n'ai jamais roulé avec une autre voiture que celle là. J'espère un jour essayer autre chose car pour moi un 2L ne peut pas rivaliser avec une grosse voiture.
 

Voilà merci pour cette interview.

 


 

Mathieu HIRIGOYEN

 

Photo : Fane.

 

Pour un premier Labourd au volant, tu rentres au Parc Fermé en 9e position. Cela doit être une grande satisfaction ? Peux-tu nous résumer ton weekend ?

 

Effectivement c’est une grande satisfaction. Toute l’équipe est très heureuse et particulièrement mon équipier qui faisait ses débuts en tant que copilote.

Le weekend s’est très bien déroulé sans aucun souci mécanique malgré une météo très capricieuse qui ma foi me plait bien en tant que pilote.

Le but était de se faire plaisir jusqu’au bout afin d’en profiter au maximum.

J’ai beaucoup de chance d’avoir mon père qui me fait confiance car il me permet de rouler avec son auto qui fonctionne à merveille. Rien de tel pour apprendre.

Je tiens à remercier toute ma famille qui me permet de rouler dans de très bonnes conditions. Seul bémol, ma grosse boulette à la dernière spéciale qui nous fait perdre pas loin de la minute et donc trois places…Mais c’est la course !
 

Que penses-tu des spéciales de ce rallye ?

Les spéciales sont très belles et biens préparées! Elles ont toutes leurs charmes et surtout je les trouve toutes variées. Dans une même spéciale on en trouve pour tous les goûts (rapide, technique, cailloux,…).

Je les aime biens toutes, je n’ai pas de préférence à part celle de Bois de Saint Pée dont je ne raffole pas plus particulièrement la fin.
 

Tu réalises un très bon début de saison en terminant 11e à Arzacq et 9e au Labourd. Qu’as-tu appris durant ces deux weekends ?

Pour l’instant les deux rallyes écoulés se sont super bien passés avec à la clef deux résultats encourageants. On roule pour se faire plaisir et si les résultats suivent c’est la cerise sur le gâteau. J’ai appris à oser plus dans les appuis, les trous ainsi que dans les cailloux et surtout que rien n’est acquis jusqu'à franchir la ligne !!
 

Qu’aimerais-tu améliorer lors des prochaines courses.

Etre dès la première spéciale en confiance et oser encore un peu plus !
 

Quelle est ton programme jusqu’à la fin de la saison ?

Rien de défini pour l’instant. Nous allons nous partager le volant avec mon père dans les rallyes du sud mais pas de déplacement prévu dans le nord.

 


 

Vincent POINCELET

 

Photo : Fane.

 

Peux-tu nous raconter les moments clés qui ont marqués ton rallye du Labourd 2012 ?

Ce week-end, il y a eu 2 moments clés. Tout d’abord, lorsque nous avons pris la tête de la course dans le premier passage de Pierotenia. Nous faisons le scratch avec 8s sur Guy Housset et 20s sur Louis Dronde. Le second, c’est dimanche matin dans le premier passage d’Uzkain. Louis Dronde nous met 31s d’un coup. Il a été très fort sur cette spéciale. C’est un des tournants du rallye.
 

Qu’as-tu pensé de cette 36e édition tant du point de vue de l’organisation que des spéciales ?

Compte tenu de la météo et des conditions climatiques, je félicite l’organisation pour la qualité du rallye. Ils ont su s’adapter. Les chemins étaient bien préparés. On ressent vraiment que cette équipe jeune et dynamique est passionnée. Les spéciales sont très jolies et très différentes à l’image d’Uzkain qui est typé montagne à l’opposé de Bois de St Pée qui est très technique et rapide. Félicitation à eux.
 

Après une année de découverte en 4rm, que retiens-tu de ton passage du 2rm au 4rm ?

Le 2rm a été une bonne école. Tout d’abord pour le pilotage car le niveau en 2rm est très relevé et les autos performantes. Ensuite,  pour la gestion de la pression : en 2rm, j’ai appris à gérer des courses en tête mais aussi un championnat. Le 4rm permet de passer plus fort à certains endroits. Ça offre aussi plus de motricité et ça permet de freiner plus tard.
 

A la suite de tes deux 2e places en 2 épreuves, tu t’es emparé de la tête du championnat. Quel bilan tires-tu de ton début de saison ?

Après deux 2nde places, le bilan est très positif. La voiture est très efficace et je me sens bien dans l’auto. A Arzacq, j’étais venu pour me détendre mais j’avais la tête dans mes occupations professionnelles. J’étais très content de repartir avec cette 2nde place en poche. Au Labourd, j’étais motivé. Nous avons fait une belle première journée, je suis déçu d’être passé à côté de cette victoire.
 

Peux-tu nous faire part de tes ambitions et de ton programme pour cette saison ? Tu es sur les traces de ton oncle Patrick Poincelet, multiple champion de France ?

Nous allons essayer de faire toute la saison sauf si nous abimons l’auto. Il serait aussi sympa de gagner une course. Patrick me suit et m’accompagne sur chaque course. Au Labourd, il était absent, mais je l’ai eu régulièrement au téléphone. Il m’a beaucoup appris lorsque j’ai commencé à piloter en me faisant bénéficier de son expérience pour la prise de note, la préparation de l’auto et celle de l’assistance et il a encore beaucoup à m’apprendre. Notre seule ambition sera de faire de notre mieux sur cette année. On fera les comptes à la fin de l’année.
 

Penses-tu que le 4rm 2L est un des meilleurs compromis ?

C’est un excellent compromis car plusieurs courses sont favorables au 2L 4rm. Ce sont des autos assez simples à conduire et dont la prise en main est rapide car elles ne sont pas aussi violentes que les grosses autos. Elles motricent bien, elles sont fiables et c’est moins coûteux en entretien car la mécanique est moins sollicitée. De plus, la légèreté et l’agilité de ce type d’auto les rendent efficaces. La preuve, samedi soir, il y avait trois 2L dans le top 4.
 

Je suis très content d’être venu et je compte bien revenir l’année prochaine prendre ma revanche !

 


 

Christophe COURNIL

 

Photo : Fane.

 

Tu gagnes le rallye en catégorie 4x4, peux-tu nous résumer ta course ?

Je suis venu au Labourd pour ma première course de la saison, j’ai donc commencé par les 2 premières spéciales sans trop forcer, en essayant de me placer.

Les spéciales suivantes, j’ai augmenté un peu le rythme pour revenir au contact.

Dimanche, j’ai bien géré ma course, je me suis bien régalé sur Uzkain ; juste une petite sortie de route sur Xipa où j’ai eu un peu de mal à revenir sur la piste.

Au final la fiabilité du Pajero a encore payé (seul casse du weekend : un support de siège !) et une belle victoire au bout.

 

Pourquoi avoir démarré ta saison en ce weekend pascal ?

Cette saison, j’ai décidé de faire que quelques rallyes et le Labourd fait parti des rallyes que je préfère.
 

Comment trouves-tu les spéciales du Labourd pour la catégorie 4x4 ?

J’aime beaucoup les spéciales techniques comme Uzkain et Bois de st pée. J'aime un peu moins les parties de goudron, qui étaient à mon goût un peu trop longues sur certaines spéciales.

J’ai trouvé que le rallye était très bien organisé.

 

Quel est ton objectif et ton programme pour 2012 ?

Seulement quelques courses pour cette saison (Labourd, Gers, Dunes, et on verra pour Orthez ou les Cimes), on va essayer de faire de bons résultats sur chacune.

 

Après un passage en buggy, pourquoi être revenu au 4x4 ?

Tout simplement parce que le budget ne me permet pas d’avoir le buggy que j’aurais aimé avoir et le 4x4 me permet de trouver du plaisir et de faire des résultats à un coût très intéressant.  

 

 


 

Didier IRIBAREN

 

Photo : Fane.

 

Peux-tu nous résumer ton weekend de pâques ?

Bilan du rallye assez bien. Je voulais terminer la course pour oublier notre abandon d'Arzacq dès la première E.S. Je voulais faire rouler mon nouveau copilote et apprendre à me servir de ce nouveau moteur. Mission accomplie.
 

Que penses-tu des spéciales du Labourd ?

Les spéciales du rallye me plaisent en général. Il y a de tout. Je préférais Xipa Besoingo dans l'ancienne version pour diverses raisons. Je pense que pour le public ce doit être le même point de vue.

Pour Bois de St Pée, la fin est assez rude, je n'aime pas trop ces gros trous, les derniers mètres n'ont aucun sens à mon goût.

 

Tu as effectué une préparation de ton moteur à l’intersaison. Comment te sens-tu désormais dans le Rivet ?

Oui, nous avons préparé le moteur et nous avons gagné 60 chevaux. C’est un peu plus difficile sur sol gras mais ne vous inquiétez pas, j'apprends vite.
 

Après avoir inscrit ton nom au palmarès du mythique Rallye des Cimes, t’es-tu fixé un nouvel objectif majeur ?

D'avoir gagné les cimes, pour moi, représente un rêve accompli, une promesse tenue, une histoire de famille, c’était mon but. Il est difficile de se refixer un but quand le but suprême est atteint.

Mon nouvel objectif est de faire comme Louis DRONDE au Labourd, confirmer la première victoire. Je croise les doigts.
 

Quel est ton programme pour la suite du championnat ?

Je ne fais pas le championnat complet, hélas, faute de budget : Arzacq, Labourd, Gers, Cimes et Royan.

Les petites rondes nous manquent comme Bussu et le Barétous. D’autre part, Orthez est trop près des Cimes. Je ne peux pas me permettre de casser quelque chose un mois avant les Cimes.