Interviews de pilotes

Patrick DEVERCHERE de retour à la compétition !

 

Patrick DEVERCHERE © Miren ERRECART

 

1. Peux-tu nous présenter ton auto ?

 

C'est un Fouquet de 2008 (ex Yannick LONNE PEYRET, ex père COSTES) avec un moteur central Renault Clio RS3 2L (ex Nicolas LARROQUET), une boite séquentielle 6 vitesses Sadev en porte à faux arrière ce qui ne se fait pas trop en tout terrain. L'emplacement de la boite de vitesse est un choix qui devrait faciliter l'entretien puisqu'en cas de souci mécanique, cela évite de démonter le moteur et de désosser la voiture. Enfin, la voiture est amortie par 8 öhlins.

 

2. Pour ton retour à la compétition quels seront tes objectifs au Labourd et quel sera ton programme cette saison ?

 

Après 5 ans d'arrêt, l'objectif sera simplement de finir quelle que soit la place. C'est un plaisir de revenir avec mon fils Rémi et de revenir en 4rm 2L car c'est une catégorie vivante où l'on retrouvera quelques copains.
Par la suite, je me rendrai au Barétous, à Orthez, aux Cimes et à Royan.

 

3. Tu es fidèle aux 4rm 2L

 

En effet, j'ai fait mon 1er Labourd en 1990 sur un buggy 2rm 3L. En 1994, j'ai roulé sur  un 4rm 2L construit par « Biscaye » et par la suite j'ai fait l'acquisition de deux Rivet, toujours en 4rm 2L.

 

4. Le rallye célèbre ses 40 ans. A cette occasion, peux-tu revenir sur :


- Ton meilleur souvenir : Le Labourd 1997 où j'ai terminé 1er de classe 4rm 2L
- Ta spéciale préférée : Gatubiague car le terrain y est très varié
- Un pilote labourdin : dur d'en choisir qu'un, je citerais Jean Pierre GONI et Barnard GARAT.

 


 

Laurent FOUQUET prêt pour le doublé !

 

Laurent FOUQUET © Fane

 

1. La trêve hivernale est souvent l'occasion d'apporter des modifications sur l'auto. En avez-vous apporté ?

 

Nous avions prévu des modifications sur les trains roulants et les amortisseurs mais nous ne les avons pas mis en place pour le Rallye des Collines d'Arzacq et nous ne les mettrons pas pour le Rallye du Labourd. En effet, les impressions que l'on pourrait ressentir seraient faussées par un terrain gras.

 

2. Félicitations pour votre victoire au Rallye des Collines d'Arzacq. Pouvez-vous revenir sur les moments clés de votre week-end ?

 

Un souci de direction assistée nous a fait perdre du temps dans la 1ère  spéciale. Dès lors, nous n'avions qu'un seul mot d'ordre : attaquer ! Nous avons trouvé un bon rythme qui nous a permis de signer les 4 scratchs et de rentrer au parc fermé du samedi soir avec une avance d'un peu plus d'une minute. Et heureusement car dimanche nous avons cassé deux transmissions arrières.

 

3. Comment aborderez-vous ce Labourd 2016 ?

 

C'est une course que j'adore, et même si j'aurai le souci d'ouvrir la piste nous allons attaquer pour être dans les premiers samedi soir.

 

4. On entend que vous ferez un championnat complet cette saison. Qu'en est-il aujourd'hui ?

 

Cela fait quelques années que je n'ai pas disputé le championnat complet. J'aimerais en effet le faire cette année. Mais comme vous le savez, le programme sera conditionné par les résultats donc c'est difficile à prévoir.

 

5. Hormis par le Rallye tout terrain, comment sera rythmée votre saison ?

 

Après le Rallye du Gâtinais, je participerai au 24h du Maroc. Puis entre le Rallye du Gers Armagnac et le Rallye d'Orthez Béarn, je participerai au « Silk Way Rally » qui se disputera de Moscou à Pékin.

 

6. Le Labourd célébrera son 40e anniversaire. A cette occasion pouvez-vous nous dévoiler :

 

Votre spéciale préférée : Ma spéciale préférée est Ziburuko. Mais pour citer une spéciale qui se fera cette année, je dirais Gatubiague. C'est une spéciale avec un tracé naturel et rapide, une belle spéciale pour la discipline.
Le nom d'un pilote labourdin qui vous a inspiré ou impressionné : Je citerais Bernard GARAT pour qui j'ai beaucoup de respect et que j'ai eu l'occasion de côtoyer lorsqu'il roulait sur nos châssis. 

 


 

Frédo CALVO prend la mesure de son Fouquet !

 

Frédo CALVO © Fane

 

1. Peux-tu nous présenter ton auto ?

 

C'est un Fouquet 2rm de la même génération que celui de François CAZALET. On a découvert la joie de la boite 6 séquentielle. Le moteur est un Clio Williams d'Autocross qui développe 240ch. avec beaucoup de watts à haut régime. Un régal ! On a cependant moins l'occasion de l'exploiter par terrain gras. Il nous manque encore quelques réglages sur les 6 öhlins mais on roule peu donc on n'a pas trop l'occasion de le faire. C'est donc une auto dernière génération avec un potentiel incroyable ! Je ne suis pas sûr de l'exploiter.

 

2. Ta participation au Labourd 2015, première course avec cette auto, avait été semée d’embûches ?

 

En effet, j'avais commandé le réservoir dans les temps mais il est arrivé le lundi après le rallye.. Dès lors, avec notre ancien réservoir nous avions été refusé aux vérifications techniques du vendredi soir  et je le comprends très bien car c'est un élément de sécurité et les techniques engagent leur responsabilité. Du coup, ça a été le début d'une soirée et d'une nuit marathon. Après quelques coups de téléphone, Daniel ELGORRIAGUE nous a prêté un réservoir qui était encore valide 1 mois.. seul souci, ce n'était pas le même que le notre.. On a du faire un nouveau caisson en zinc. On n'avait pas les bons raccords qui n'étaient pas courants.. Mais Denis ARTOLA nous en a trouvé à 23h..On a fini de tout monter à 4h30 du matin car après tous les efforts qu'on avait fait sur la voiture, on avait vraiment envie de se présenter au départ du rallye.

 

A cette occasion, j'aimerais remercier JP et Greg GONI, Bruno et Nicolas LARROQUET, Guy HOUSSET, Denis ARTOLA et Patrick DEVERCHE qui ont toujours été disponibles et serviables. Sans eux et sans la bonne ambiance et le bon esprit qui règnent au sein de l'ASA Côte Basque, il m'aurait été difficile de rouler. C'est plus difficile quand on n'est pas du métier. J'aimerais aussi remercier mon frère Christrophe qui bosse autant que moi sur la voiture et sans qui je ne pourrais pas rouler ; et ma petite femme Maider et toute ma famille qui nous soutient dans notre passion.

 

3. Après un premier rallye à Arzacq, comment aborderas-tu le Labourd 2016 ?

 

Nous avons solutionné le petit problème que nous avions eu à Arzacq. En effet, hier (ndlr : vendredi 1er avril), Jacob nous a changé le potentiomètre papillon. Dès lors, je vais me présenter au Labourd pour me faire plaisir tout en restant à ma place. Il faut continuer à découvrir l'auto sans prendre de risque.

 

4. Cette année le Labourd fête son 40e anniversaire.


- Ta spéciale préférée : J'adore Ziburuko, spéciale que nous ne ferons pas cette année. C'est dans cette spéciale que j'ai mes meilleurs souvenirs.
- Un pilote labourdin qui t'a inspiré : Sans aucun doute JP GONI, un gars fabuleux, qui n'hésite jamais à donner des conseils ou un coup de main.

 


 

Anicet GARICOIX vient chercher sa 3e victoire au LABOURD !

 

Le vainqueur de l'édition 2015, Anicet GARICOIX © Fane

 

 

1. Pouvez-vous revenir brièvement sur le Rallye des Collines lors duquel vous avez abandonné alors que vous occupiez provisoirement la seconde place ?

 

C’était un beau rallye malgré les conditions exécrables. Les pistes détrempées ne permettaient pas de s'exprimer et de prendre le plus grand plaisir qu'il soit à piloter mais l'organisation a su gérer la situation au mieux pour que cela se passe du mieux possible.
La journée du samedi, nous faisons une erreur à 300M de l'arrivée de la dernière spéciale, nous perdons 40 secondes à manœuvrer. Laurent Fouquet était cependant impérial durant cette journée. Le lendemain nous nous réveillons du bon pied (le droit sûrement) avec 3 scratchs. Malheureusement, une panne électrique nous contraint à l'abandon.

 

2. La trêve hivernale est souvent l'occasion d'apporter des améliorations techniques sur l'auto. En avez-vous apporté ?

 

Depuis plusieurs rallyes l'auto est au point dans à peu près tous les domaines, nous avons réparé les dégâts assez importants que nous avions causés au Rallye des Cimes. Je me suis penché également sur l'optimisation de mes amortisseurs G3C qui sont devenus de plus en plus compétitifs durant cette année 2015 ce dont je suis très content pour le futur. On a également prévu un baquet de droite plus grand (modèle épaules larges) pour le jeune copilote qui fera ses grands débuts au Barétous.

 

3. Tenant du titre au Labourd. Avec quelle stratégie essaierez-vous d’enrôler la victoire cette année ?

 

Aucune stratégie particulière si ce n'est maximum attaque !!! Je pars sans pression, pour prendre du plaisir avec mon équipe. La seule pression possible j'aimerais simplement la savourer dimanche soir à Ibarron..

 

4. Quel sera votre programme cette année ?

 

Je pense faire les rallyes du coin Baretous, Orthez, Cimes en m'amusant un maximum dans chacun.

 

5. Vous participez au Labourd depuis de nombreuses années. Comment jugez-vous l'évolution des rallyes et des autos depuis tout ce temps ?

 

Les autos sont de plus en plus fiables c'est évident mais le nombre d'abandons dans chaque rallye prouve leurs difficultés. Le rallye tout terrain reste une épreuve particulière. C'est ce qui en fait son charme.

 

6. Le rallye célèbre ses 40 ans


- Votre meilleur souvenir : La première victoire en 2004 avec la Séat. C'était le seul rallye qu'il manquait à mon palmarès avec les Cimes.
- Votre pire souvenir : L'abandon sur sortie de route en 2005.
- Votre spéciale préférée : Ostalapia
- Un pilote ayant participé au Labourd qui vous a inspiré ou impressionné : Gilles NANTET

 


 

Patrick ORHATEGARAY sera à l'attaque !

 

Le Gembo de Patrick ORHATEGARAY © Pascal MESSIO

 

 

1. La trêve hivernale est souvent l'occasion d'apporter des améliorations techniques sur l'auto. En as-tu apporté ?


En effet, nous avons apporté quelques modifications et améliorations. Côté modifications, nous avons changé de réservoir. Nous avions eu un souci avec la pression d'essence. Nous avions changé 4 fois la pompe et 3 fois les filtres mais c'était finalement un souci avec la crépine. Ce souci qui nous a coûté deux abandons est résolu. Côté améliorations, nous avons allégé l'auto pour qu'elle soit parfaitement au poids. Ensuite, nous avons revu le turbo et l'admission. Le moteur marche du feu de Dieu !! Enfin, nous avons revu le poste de conduite et le pédalier.


2. Comment se sont passés tes essais du week-end de Pâques ?


Nous avons pu faire une bonne heure de roulage avec Gembo et RDM. Je suis très content ! C'était une bonne séance et j'ai pu reprendre un peu le rythme. Durant cette séance nous avons essayé un système de coupure qui permet de ne pas embrayer ni débrayer lorsque l'on monte et lorsque l'on descend les vitesses. C'est très efficace sur ce moteur 1400 pour le maintenir en sur-régime et garder un maximum d'accélération. Nous n'allons peut-être pas mettre ce système dès le Labourd afin de l'améliorer mais nous essaierons de l'installer pour la suite.


3. Comment aborderas-tu cette 40e édition du Labourd ?


J'aborderai le Labourd avec le même état d'esprit que chaque année : je vais attaquer !! Nous avons fait une bonne séance d'essais donc si on prend confiance dans les premières spéciales, on va monter le rythme crescendo !


4. Quel sera votre programme cette année ?


Je ne me suis fixé aucun programme car mon activité professionnelle me prend du temps. Je devrais donc rouler à nouveau pendant l'été.


5. Le rallye célèbre ses 40 ans


Ton meilleur souvenir : Ma 1ère victoire au Labourd en 2006 après un joli duel avec Bernard GARAT qui était une grande référence du Labourd. C'était une sorte de passation.
Ta spéciale préférée : Gatubiague est fabuleuse ! Elle est vraiment typée « rallye ». Il faut rester sur la route qui est tracée et qui est la même pour tous.
Pilote ayant participé au Labourd qui t'a le plus inspiré ou impressionné : On apprend beaucoup en regardant les autres que ce soit en spéciale ou en caméra embarquée. Comme cité plus haut, je pense  à Bernard GARAT car c'était un exemple par sa conduite toujours très propre. De nos jours, je citerais Louis DRONDE. Il est régulier, propre, sort très peu et roule en finesse sans esquinter l'auto.

 


 

Bastien MORISSE de retour sur Tomahawk Evo !

 

Bastien MORISSE © Fane

 

1. Peux-tu nous présenter ton auto ?

 

Il s'agit du CAZE TOMAHAWK EVO avec un moteur KAWAZAKI ZZR 1400 préparé par Vincent FOUCART. La boite de vitesse de moto a été renforcé dans ses premiers rapports suite à la préparation du moteur. Les amortisseurs sont des P2S sur lesquels nous ferons des modifications après le Labourd pour qu'ils soient identiques à ceux dernière génération. Enfin, les ponts sont de FORD Sierra et les cardans d'AUDI A1. L'avantageuse de ces pièces est qu'elles sont peu coûteuses.

 

2. Après le Rallye d'Arzacq, peux-tu nous en dire plus sur les avantages et les inconvénients de ce type d'auto par rapport notamment à ton ancien Fouquet 2L ?

 

Le premier avantage de cet auto est clairement le poids ! Nous avons les mêmes freins que sur le Fouquet alors que l'auto est plus légère alors ça freine très très fort ! Il faut encore rouler pour trouver la limite.. La puissance et l'agilité s'exprime également en raison du faible poids. Et même si le Fouquet 2L était déjà très agile, ce Tomahawk Evo l'est encore davantage.

Le second avantage de cet auto est qu'elle est moins coûteuse mais qu'elle peut rivaliser avec les gros.
Coté inconvénients, le faible poids fait qu'à Arzacq on pouvait faire de l'aquaplaning sur les flaques alors qu'avec le Fouquet, plus lourd, l'auto tombe et reste dans l'ornière et tu soudes. Nous allons également installer un capot plus grand car avec le capot plongeant actuel on ramasse toute la boue.
Nous sommes très content de ces premiers tours de roue malgré notre abandon sur la casse de l'embrayage. Nous en avons mis un renforcé pour le Labourd.

 

3. Quelles seront tes ambitions pour ce 40e Rallye du Labourd ?

 

Nous attaquerons le Labourd le couteaux entre les dents. Nous souhaitons montrer la voiture et montrer ce qu'elle peut faire.

 

4. Quel sera le programme pour la suite du championnat ?

 

Nous ferons les rallyes du sud c'est à dire le Gers, Baretous, Orthez et les Cimes. Nous n'avons pas le temps d'en faire davantage.

 

5. Une spéciale préférée au Labourd ?

 

Uzkain ! Mais de toute façon le Labourd est un des plus beaux rallye du championnat (après les Cimes, rires..!)

 

Retrouvez plus d'informations sur le Tomahawk Evo sur le site du constructeur Cazé compétition >>>

 


 

Louis DRONDE ne fera aucun cadeau !

 

Louis DRONDE © Fane

 

1. Quel bilan tires-tu de ta saison 2015 durant laquelle tu as gagné presque tous les rallyes auxquels tu as participé?


Bilan presque parfait. Énorme plaisir, surtout d'avoir gagné tous les rallyes courus avec notre buggy. 4/4 victoires !! Et je suis également très content de la nouvelle évolution : la boîte 7 rapports Hydrau Médoc.


2. On a pu voir sur ton Facebook que tu as remis l'auto à nu pendant la trêve hivernale. As-tu apporté des changements techniques sur ton auto ? Peux-tu nous en présenter les caractéristiques principales ?


Ouf oui, ça fait un petit moment que je voulais le faire car notre plus grand plaisir est de rouler avec une auto propre. Et là, en l'occurrence, ce n'était plus le cas. Des modifications ? Non rien de spécial. Par contre tout ce que l'on refait, on le fait neuf. L'auto sera neuve. Je pense sincèrement que l'on est arrivé au bout des modifs "spéciales" sur cette auto. Puis je n'en demande pas plus, à moi de bien la piloter.

 

3. Sorti en 2014, absent en 2015, deux concurrents en ont profité pour inscrire leur nom au palmarès. Tu seras plus motivé que jamais pour cette année ?!


Je pense que je serai plus motivé que jamais (autant qu'à mon retour au Rallye du Barétous 2015). D'expérience, je sais que beaucoup de choses peuvent arriver donc je vais faire très attention. Mais, je ne ferai aucun cadeau !


4. Radio TT annonçait que tu ferais un championnat complet avant d'affirmer l'inverse. Quel sera ton programme cette saison ?


Je l'avais moi même annoncé mais beaucoup de choses ont changé dans ma vie. J'ai donc décidé de ne pas faire le championnat complet mais de prendre le maximum de plaisir dans les rallyes que je ferai.

 

5. On fête le 40e anniversaire. A cette occasion peux-tu nous révéler :
- Ton meilleur souvenir : Ma première journée du Labourd 2011. 5 spéciales 5 scratchs , un plaisir immense !!
- Ton pire souvenir : La seconde journée de ce même Labourd 2011 ; 1 km après le départ de la première spéciale du dimanche, je perds un rapport sur ma boîte à vitesse (la 3). On finit la journée en passant de la seconde à la quatrième...
- Ta spéciale préferée :  Sans aucune hésitation Gatubiague. Peut-être même la plus belle du championnat à mes yeux !
- Ton pilote modèle (ayant gagné le Labourd) : Le "pilote modèle" à mes yeux, Patrick Orathégaray bien sûr qui m'a beaucoup conseillé avant mon premier Labourd.


Merci pour ce petit interview, rendez-vous dans 3 semaines pour je l'espère un grand spectacle !!

 


Nouveau challenge pour Jérôme HELIN !

 

Jérôme HELIN © Fane

 

1. Tu es de retour à la compétition avec une auto de conception nouvelle. Peux-tu nous présenter l'auto avec laquelle tu vas rouler au Labourd mais aussi l'auto que tu es en train de monter ?

 

Les deux autos sont des BMC M44 construits pour posséder une motorisation moto.
L'auto avec laquelle je vais rouler au Labourd appartient à BMC. Elle a été inaugurée aux 24h du Portugal. C'est une auto dont la conception a répondu à un cahier des charges larges puisqu'elle est polyalente. Elle peut rouler en Endurance et en Rallye TT.
Ma future auto, en cours de construction, aura un châssis équivalent mais sera plus légère et plus puissante car destinée uniquement au Rallye TT. Elle sera motorisée par un 1340 Hayabusa préparé par mes soins avec la boite de vitesse de moto. Avec l'échappement et l'admission, le moteur développera une puissance supérieure à celle que j'avais sur le Tomahawk 2rm. Les transmissions seront de chez Hydrau Medoc (alors que le BMC sur lequel je roule au Labourd a des transmissions développées par BMC). Enfin, côté suspensions, ce seront des amortisseurs ATS (développés par Laurent Poletti). Ces amortisseurs sont actuellement sur le BMC sur lequel je roulerai au Labourd et je les récupérerai pour mon auto.

 

2. L'idée d'un buggy 4rm 1340 Hayabusa est récente. Quelles en sont les avantages et les inconvénients ?

 

En effet, l'apparition de ce type d'auto est très récente. Michaël CAZE a été précurseur dans ce domaine. Le gros atout de ce type d'auto sera indéniablement le poids puisque la faible cylindrée permettra d'avoir un poids inférieur aux autos d'une plus grosse cylindrée. Bien que moins puissante, l'auto sera plus maniable et permettra de freiner plus tard. Et même s'il y a tout à prouver, je pense que le jeu en vaut la chandelle et que ce choix est cohérent sur l'ensemble d'un championnat.

 

3. Pilote d’auto-cross, comment es-tu arrivé au Rallye TT ?


Mon père a roulé en Rallye TT alors je connaissais la discipline. Mais le déclic s'est fait au Labourd 2008. J'ai pris mon quad et je suis monté à Ziburuko afin de voir le buggy de Charbonnier, le premier Tomahawk ! Huit mois plus tard j'ai passé commande et un an plus tard je faisais mon premier Rallye TT avec un Tomahawk.

 

4. Ce sont donc tes débuts en 4rm. Quelles sont tes impressions après les essais et le Rallye d'Arzacq ?

 

J'avais effectivement peu d'expérience en 4rm hormis une expérience en autocross et une expérience aux 24h du Portugal. Après les essais et seulement quelques kilomètres à Arzacq, l'auto me paraît déjà d'une efficacité diabolique ! Elle est même tellement efficace que ça paraît moins fun que le 2rm. J'ai été bluffé par les relances, le freinage et la tenue de route. Maintenant, je dois continuer à rouler pour progresser sur le placement et le ressenti.

 

5. Quelles seront tes ambitions pour le Labourd ?


Après la casse du pont avant à Arzacq, il faut d'abord prendre le temps de développer l'auto. J'avais eu le même impératif à l'époque du Tomahawk 2rm. C''est normal. Je vais prendre le temps avant d'augmenter le rythme car il faut encore une période d'apprentissage tant pour l'auto que pour le pilote. Le Labourd a un terrain idéal pour régler les amortisseurs. Je sais que si je suis bien suspendu au Labourd, je serai bien suspendu partout.

 

6. A l'occasion de quel rallye penses-tu sortir ton auto ?


Dans le meilleur des cas ce sera à Orthez, sinon ce sera certainement à Dunes et Marais. Je vais prendre le temps de faire les finitions et de fiabiliser l'auto. Le faible poids de l'auto devrait être un atout de performance mais aussi de fiabilité que ce soit côté transmissions, suspensions ou châssis.

 

7. Cette année, le Labourd célébrera ses 40 ans !


- Ton meilleur souvenir : ma victoire en 2rm en 2014 devant Nicolas LARROQUET qui est le maître chez lui. Les conditions de grip étaient parfaites pour le 2rm. Je m'étais éclaté !
- Ton pire souvenir : un abandon en 2010 alors que c'était seulement mon 3e rallye et que j'occupais la troisième place derrière notamment V. POINCELET.
- Ta spéciale préférée : Ostalapia. A cette occasion, je tiens à féliciter les organisateurs du Labourd pour leur travail sur les spéciales depuis 3, 4 ans. Ces remises en état des spéciales en fait, selon moi, l'un des plus beaux rallyes du championnat !

 

Retrouvez plus d'informations sur le buggy BMC M44 sur le site du constructeur BMC Lire  >>>

 


 

L'essor des SSV par Vincent LOCMANE !

 

Vincednt LOCMANE © Fane

 

1. Pouvez-vous nous présenter ce qu'est un buggy SSV ?
 
Tout d'abord, il est important de connaître la signification de « SSV », en anglais SIDE BY SIDE VÉHICULE autrement dit véhicule côte à côte. Contrairement au quad sur lequel vous êtes l'un derrière l'autre, dans un SSV vous êtes l'un à côté de l'autre. On pourrait croire que nous sommes dans une nouvelle génération de buggy mais techniquement nous sommes plus proches du quad que du buggy. Les 3 grands constructeurs Polaris, Can Am et maintenant Yamaha ont des parties cycles sensiblement équivalentes avec le point commun qui nous éloigne des buggys étant l'absence de différentiel arrière. C'est LA GROSSE DIFFÉRENCE avec les buggys et ce qui oblige à un pilotage complètement différent. Du point de vu moteur, l'américain Polaris et son RZR a toujours privilégié un moteur situé à l'arrière et propose 3 Atmo 800/900/1000 cc et un turbo 144 cv. Quant à Can Am (groupe canadien Bombardier), propriétaire du célèbre fabricant de moteurs autrichiens Rotax, il propose sur son Maverick le 1000cc Atmo et cette année le 1000 Turbo 131 cv et le place en position centrale entre pilote et copilote. Ces 2 constructeurs propulsent leurs machines avec un système de variateur identique au reste de leur gamme quad. Vous enclenchez la marche avant ou marche arrière et n'avez plus qu'à accélérer comme un véhicule automatique. Yamaha vient de sortir son SSV en privilégiant la propulsion au travers d'une boîte de vitesse type moto et a choisi son 3 cylindres Atmo 1000 cc utilisé sur leur motoneige ou jet ski. En option vous pouvez avoir une boîte séquentielle qui vous permet de passer les vitesses sans débrayer comme on retrouve dans de nombreux véhicules automobiles mais toujours sans différentiel arrière comme ses 2 concurrents. Dans tous les cas vous avez la possibilité de rouler en 2 roues motrices (propulsion par défaut) et d'enclencher le pont avant depuis l'intérieur de l'habitacle pour passer en 4 roues motrices.
 
2. Quelles modifications doivent être apportées sur un SSV afin qu'il puisse rouler en compétition ?
 
Comme pour l'ensemble des véhicules du championnat, nous sommes soumis à la réglementation FFSA avec les spécificités liées au SSV. En premier lieu, nous déposons l'arceau d'origine qui est boulonné sur le châssis et fixons en lieu et place un arceau développé en accord avec les techniques de la Fédé. Les baquets, harnais, extincteurs, coupe-circuit sont obligatoires et nous avons obtenu de laisser le réservoir et les canalisations d'origine si aucun des deux n'étaient déplacés ou modifiés. Il faut bien avoir à l'esprit que le SSV doit être une discipline accessible au plus grand nombre et que le budget financier ne doit pas "exploser". Les pilotes et copilotes sont équipés comme l'ensemble des concurrents, seul un vêtement étanche type combinaison de pluie est autorisé sachant que nous roulons pour le plus grand nombre sans pare brise et totalement à l'air libre, encore un point de différence avec les buggys. En ce qui concerne la technique, nous roulons strictement d'origine et petit avantage, nous pouvons utiliser tous les types de pneus vendus dans le commerce pour les quads ou SSV (4 Big Horn et vous faites une saison...). Seul contrainte, ne pas dépasser 14" en diamètre de jantes.
 
3. Les SSV ont fait leur apparition en Rallye TT il y a 2 ans. Quelles sont les disciplines dans lesquelles évoluent ces autos ?
 
En effet, nous étions précurseurs en arrivant avec 5 SSV aux Cimes 2014 dont 4 à l'arrivée (une statistique jamais vue dans les 3 autres disciplines T1 2rm et 4 rm ou T2) . En même temps ces nouvelles machines faisaient leur apparition en Endurance, en Baja et même en trophée glace. En 2015, la Coupe de France SSV a permis à plus de 75 équipages de participer aux différentes disciplines soit 16 épreuves au total et le vainqueur était celui qui capitalisait le plus de points sur ses 8 meilleurs résultats. Pour cette nouvelle saison, la fédé a scindé en 3 cette coupe de France avec 3 championnats différents, Rallyes, Endurance et Baja. Le nombre grandissant de SSV permet en effet de séparer les disciplines sans en privilégier une plutôt qu'une autre.
 
4. Les autos SSV ont progressé depuis leur début. Le premier SSV a même terminé 11e au Rallye des Collines d'Arzacq au début de mois de mars dans des conditions particulièrement grasses. Sur quels points ces buggys se sont-il améliorés depuis leurs débuts ? Et quels sont les avantages et les inconvénients de ce type de véhicule par rapport aux buggys 4rm et 2rm ?
 
Certes les "Turbo" ont fait leur apparition cette année mais même si les performances ont évolué, la vitesse de pointe reste le point faible des SSV. A noter que la réglementation nous oblige à être à 800 kg pour ne pas pénaliser les Atmo. Nous ne pouvons pas jouer sur les pignons de boîtes ou sur les ponts donc il faut faire avec. C'est vrai que voir un SSV 11e au scratch peut surprendre mais si les conditions étaient dantesques il faut reconnaître qu'elles nous avantageaient. Le terrain gras, et c'est peu dire, ne permet pas aux buggys 2 RM de s'exprimer sauf quelques pilotes de haute volée, les T2 et leur poids sont également pénalisés et bon nombre de buggys 4x4 malgré leur puissance n'ont pas la garde au sol nécessaire pour se sortir des ornières formées par le passage de 80 véhicules. Il faut aussi prendre en considération que les équipages SSV sont de plus en plus de qualité avec de vrais pilotes/copilotes. Par contre il est clair que des conditions de pluie non stop et de traversées de piscines de boues ne facilitent pas le pilotage et ne permet pas au copilote d'envoyer des notes rendues illisibles...
 
5. Vous avez participé au Labourd 2015 avec un Can-Am. Le terrain du Labourd se prête-t'il aux caractéristiques des SSV ?
 
Au Labourd nous allons être attendus c'est clair, encore un magnifique rallye avec beaucoup de changement d'adhérence, beaucoup de relances, des pièges pour les plus ambitieux. Il va falloir passer les 2 premières spéciales pour se positionner mais je pense que les SSV ne seront pas désavantagés. Les conditions météos seront une fois de plus un paramètre important notamment dans Grachienko et Uzkain sera la spéciale dans laquelle il ne faudra pas crever (nos pneumatiques sont types basse pression donc nous roulons entre 400 et 900 gr).
 
6. Que pensez-vous de l'arrivée du nouveau Yamaha ?
 
Yamaha est un grand constructeur et ils ne vont pas sortir un produit non abouti. Ils ont fait le choix de la boîte de vitesses pour éviter ce qu'ils appellent le maillon faible du variateur : la courroie. A ce jour, on ne peut pas encore savoir ce qu'il va donner face à ces 2 rivaux Polaris et CAN AM même si il a pointé son nez sans résultat à Arzacq et ce week-end à St Laurent D'arce. Plusieurs pilotes de renom attendent leur YXZ avec impatience et devraient être présents au Labourd ???? Quelle que soit sa performance initiale c'est un produit qui évoluera et une grande marque ne peut que crédibiliser la discipline.
 
7. Concernant votre activité, vous avez plusieurs concessions. Pouvez-vous nous présenter votre activité ?
 
Je distribue les 2 marques CAN AM et POLARIS mais sur un seul point de vente à Cognac en Charente. QUAD BIKE EVASION c'est une équipe de passionnés qui vend un peu plus de 200 machines par an neuves et occasions. Les 2 techniciens ont un palmarès en Quad et le responsable SAV participe également au Championnat de France de Cross Country, championnat remporté depuis 3 ans en catégorie 4x4 par l'un des 2 commerciaux... Un certain Romain Locmane !!!! Vainqueur au Mondial du Quad 2015 sur son CAN AM 1000 Renegade et qui démarre la saison en beauté avec une victoire à l'enduro de Vassivière il y a 15 jours et vainqueur hier de la 1ère manche du CFCC. Entretien, réparation, préparation sont le quotidien de nos ateliers et les résultats en compétition Quad et SSV assoient notre notoriété dans ce petit monde. 7 ans que nous partageons la passion du TT avec des centaines de clients dont certains travaillent avec du matériel adapté, d'autres randonnent en groupe au travers de la France et au delà et une poignée se lâchent le Week-end en compétition.
 
8. Vous louez aussi des SSV pour la compétition en rallye TT ?
 
Notre victoire en Coupe de France SSV 2015 avec mon ami copilote Jean François Palissier a déclenché bon nombre de coups de téléphone. Face à la demande de renseignements sur notre Maverick Atmo 2015 j'ai décidé de le proposer à la location pour permettre aux futurs acheteurs de découvrir la discipline. Nous pouvons assurer l'assistance et l'acheminement sur place.
 
9. Concernant votre parcours sportif, pouvez-vous nous relater vos expériences dans le sport auto ?
 
Attention nous voilà en 1986, à l'époque je suis concessionnaire Fiat et la Panda 4x4 fait son apparition. Au même moment les 6h TT de Cognac se préparent et j'ai la folle idée d'y participer avec ma Panda de démonstration!!!! Trop bon, il faut vite mettre des chevaux, des amortos, un arceau etc... car il y a un certain Rallye non loin de chez nous : Dunes et Marais ! Le virus est incubé et nous voilà au départ de Collines d'Arzacq avec des OHLINS, un A112 Abarth etc... Tout ça c'est bien beau mais on doit pouvoir aller jouer avec les plus grands et mon choix s'arrête sur un Fouquet. Une dizaine d'années de plaisir en Rallye TT et en Endurance TT à rouler dans le top 10 et des souvenirs pleins la tête. Inutile de vous dire que quand j'ai mis les fesses dans le Maverick j'ai tout de suite senti que je pouvais retrouver ce plaisir et hop l'aventure continue.
 
10. Quels points peut-on améliorer afin de faciliter l'accès du sport auto aux concurrents ayant un handicap ?
 
Sport et Handicap, c'est un sujet vaste et qu'il ne faut pas négliger. Quand vous vous retrouvez pour une raison ou une autre diminué physiquement, je réponds souvent que 2 solutions s'offrent à vous : tout plaquer ou continuer ! Moi j'ai choisi de continuer et je me suis appuyé sur mes souvenirs sportifs pour y arriver. D'abord en tant qu'ancien rameur avec des heures de musculation, des milliers de kms en bateau pour atteindre un niveau international junior et bien sûr en tant que pilote où ce chrono me faisait me surpasser à chaque compétition. Alors c'est vrai que nous ne sommes pas nombreux handis en sport auto alors que je vous assure reprendre du plaisir derrière un volant. Carton rouge à la FFSA qui ne prévoit pas de licence HANDI !!!! Obligé de prendre une licence FIA plus chère.... Une aberration quand on sait que toutes les autres Fédérations sportives vous font payer 1/2 tarif. Ok je sais que le sport mécanique coûte cher mais chaque euro est un frein... Et en rallye le frein ne fait pas avancer Humour ! Ceci étant le choix du SSV est la solution avec un équipement mini : un cercle au volant pour accélérer et un manche qui agit sur le maître cylindre d'origine et le tour est joué. Un système de croix amovible type porte sur l'arceau pour se transférer et vous êtes au départ de votre premier rallye comme si de rien était. Quelques scratches pour s'attacher les jambes et éviter de se cogner, c'est pas parce qu'on ne sent rien qu'on ne peut pas se blesser.
 
Alors tous ceux qui ont envie d'y venir ou d'y revenir sachez que c'est possible. 35000 € pour un SSV tout équipé et vous voilà vainqueur de la Coupe de France.... Même moi je n'y aurais jamais pensé et 15 ans plus tard j'y suis arrivé alors pourquoi pas vous ?

 


 

Nicolas LARROQUET fera encore figure d'épouvantail en 2rm !

 

Nicolas LARROQUET © Fane

 

 

1. Vainqueur en 2rm et 9e au scratch au Rallye des Collines d'Arzacq, tu as très bien motricé sur des pistes très grasses. As-tu apporté des modifications sur l'auto pendant l'inter-saison ?

 

Tout à fait, j'ai mis 2 amortisseurs P2S à l'arrière (en lieu et place des Ohlins). J'en suis très satisfait ! C'est le jour et la nuit ! Ces amortisseurs m'ont fait gagner en motricité et en tenue de route. Je les ai commandé le 10 février et je les ai reçus le mercredi avant Arzacq. Dès lors, je n'ai pas eu l'occasion de faire des essais mais tout s'est très bien passé.

 

2. Dominateur en 2rm (5 fois champion de France et 7 fois vainqueur du Labourd), quelles seront tes ambitions pour ce Labourd 2016 et pour le Championnat ?

 

Au delà de la victoire en 2rm, j'essaie de me mêler aux 4 rm afin d'atteindre le Top 10 au scratch comme j'ai pu le faire à Arzacq.
Je ne pense pas jouer le championnat. En effet, après le Labourd je vais effectuer des modifications sur la voiture afin de passer des grandes roues car j'ai un projet en tête.

 

3. Le Labourd célèbre ses 40 ans. A cette occasion, peux-tu nous livrer :


- Ton meilleur souvenir au Labourd : En 2004, c'était mon tout premier rallye à 19 ans, j'ai gagné en 2rm et j'ai fini dans le top 10 au scratch!
- Ton pire souvenir au Labourd : En 2010, j'ai pris une buse et abandonné dans Bipéra...
- Ta spéciale préférée : Ostalapia, car enfant je vivais à 400m de la fameuse équerre gauche sur goudron
- Le nom d'un pilote Labourdin qui t'as inspiré ou impressionné quand tu étais jeune : Jean Pierre Goni